Un stabat Mater

d'après la version de G B Pergolèse et la version par Andréas Scholl

 

 

Pièce pour 5 à 10 interprètes  // durée 36 mn

Crée avec Anne Commans, Linda Guinard, Julie Richeux, David Besson, Nadine Lepage au Théâtre de Poche Hédé (35)

A partir de la partition musicale, de son écoute assidue, quasi obsessionnelle depuis plusieurs années, Corinne Duval propose d’abord un quintet qui découle des visualisations imaginaires créent par la musique et le groupe.

Une danse se développe à partir de paysages et des rythmes qui traversent les treize mouvements du Stabat Mater comme autant de séquences qui structurent la chorégraphie et stimulent la perception de l’un et l’autre champ, chorégraphique et musical.

La chorégraphie alterne les danses collectives, les solos, comme des possibilités pour les interprètes d’éprouver leurs potentialités le plus largement possible, à l’instar de la générosité et de l’efficacité de la partition musicale de Pergolèse.

La confrontation des danses et corps contemporains avec cette musique, baroque, procure aussi la mise en perspective de la gestuelle et génère une poétique singulière, parfois décalée, qui renouvelle la perception des rapports entre musique ancienne et danse contemporaine et potentialise l’une et l’autre vers de nouvelles interprétations possibles.

Cette pièce développe une gestuelle douce et attentive, dont la technicité s’éprouve en fonction des individualités et de leurs engagements au plateau, faite d’images concrètes et sensibles et de danses qui tendent à prolonger et augmenter les aspects mélodiques et rythmiques de l’oeuvre musicale.

Reprise en 2019 au Conservatoire de Sablé sur Sarthe (72)